" Tu sais ce qui est juste
- Laure Bernardinis

- 5 nov. 2019
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 mai

Tu sais à quel moment tu es dans l’illusion du je/jeu. Le « je » de l’ego qui masque avec ton personnage ton Être véritable. Tu es peut-être dans cette phase où tu sors du jeu de l’illusion, où tu le reconnais, tu l’identifies. Tu sais que tu es dans un jeu, mais tu le subis encore. C’est une phase transitoire délicate, car c’est une phase d’ouverture de ton cœur à toi-même. Une phase où tu ressens l’appel d’une partie de toi plus grande. Une phase où tu es vulnérable car tu subis encore les assauts de ceux (famille, parents, amis, conjoints, collègues…) qui sont encore pris dans la partie, dans l’illusion du jeu, l’illusion de la séparation, de leur personnage social… ces assauts que tu peux subir dans la vie, pression, étiquettes, flèches empoisonnées, projections de peur - les patates chaudes de la peur 😊… tout ce que « les autres » attendent de toi mais qui n’est pas toi…
Exemples de « patates chaudes de la peur » : « si j’étais toi je chercherais un emploi salarié pour me mettre en sécurité… » « tu crées ton entreprise, mais à quel moment tu vas décider que ça ne marchera pas et chercher un vrai travail ? »
Y'en a des milliers, amuse toi à les reconnaître ces "patates chaudes de la peur" et tu verras que peu d'entre-elles t’appartiennent, et appartiennent à ceux qui posent des jugements, des étiquettes ou qui balancent des remarques blessantes... Cela suffit-il de répondre : « je ne me reconnais pas dans cette étiquette que tu essaies de coller sur moi » « je ne rentre pas dans la case où tu essaies de me faire rentrer » « Ton point de vue est intéressant » ... Cela suffit-il ?
Quand tu sors du jeu de l’illusion, tu saisis que tu ne peux pas empêcher les créations des autres, mais tu sais aussi que rien ne t’oblige à jouer, tu peux refuser d'y consentir, tu peux décider autre chose à la place ! Ainsi tu n’es plus dans la partie, tu n’es plus ‘partie prenante’, tu ne prends plus, tu n’attrapes plus ni les flèches, ni les patates qu’on t’envoie. Tu restes sur le banc, non pas le banc de l’exclusion, non pas le banc de touche, mais le banc du spectateur, de celui qui observe la partie. Plus souvent tu t’autorise à sortir du jeu, plus tu pourras être en posture d’observateur, de metteur en scène, d'entraîneur… et tu sors des rôles habituels de l’ego bourreau, sauveur, victime. Tu sors du personnage attribué, c'est la 1er pas vers ta personne réelle ! Que choisis-tu de vivre ? choisis-tu de rester dans des vibrations qui ne te correspondent pas ? Choisis-tu de tourner le bouton des fréquences pour chercher ta fréquence la plus élevée ? C’est ton 1er apprentissage quand tu sors du jeu. Tu sais qui tu n'es pas ou qui tu ne veux plus être, mais tu ne sais pas encore qui tu es vraiment ou quelle meilleure version de toi tu peux devenir. Cette recherche de fréquence est inconfortable, car c’est une phase où tu es dans la confusion, ta vision est floue au sens figuré, tu peux même vivre des inconforts physiques (grosse fatigue, perte d’énergie, déprime, inaction, douleurs chroniques, flot ininterrompu de pensées, dialogue interne qui s’emballe, burnout, étourdissements, maux de ventre ou de gorge…). Mais tu n’as plus d’autre choix que de tourner le bouton de recherche de ta fréquence, patiemment, calmement et avec bienveillance envers toi-même, ou encore mieux avec neutralité. Ce que les autres étiquettent chez toi comme un défaut (trop extrême, trop entier, trop droit, trop sensible, trop ceci ou pas assez cela…) sont peut-être tes plus grandes qualités, celles qui te permettront d’évoluer sur ta fréquence, ta vibration et te mettre sur ta route.
Ce sont peut-être des qualités qui ne collent pas à cette société, mais qui correspondent à qui tu es et qui te mettront sur la voie de ton mystère personnel ! Mais pour trouver ta fréquence, ta propre route, il est nécessaire de se délester du superflu, des casquettes, des rôles, des masques, des étiquettes, et surtout des patates chaudes de la peur. Et quand tu sors du jeu, c’est exactement ce que tu fais et c’est cela qui te rend vulnérable jusqu’au moment où tu seras sur la bonne fréquence, la tienne, celle que tu es !... Donc tu te libères des chaînes de peurs pendant que d’autres ne voient pas qu’ils sont attachés à ces chaînes de peurs. Cela te demande du courage et de la ténacité face à l’illusion que les autres s’évertuent à jouer et attendent de toi que tu continues la partie.
Alors poursuis ton chemin à la recherche de ta fréquence, car c’est le tiens ! c’est ton chemin et tu ne peux ni demander ni attendre des autres qu’ils t’accompagnent sur ton chemin, car ils ont le leur à parcourir, fut-il dans le jeu de l’illusion. Laisse-les coller leurs étiquettes ou pointer leurs flèches vers toi, c’est la peur d’être victime qui les rend bourreau… c’est leur consentement tacite, voire extorqué, de jouer ce rôle, ce scénario.
Et tu poursuis ton chemin jusqu’au moment où tu seras suffisamment loin, engagé sur ta route, sur ta fréquence pour que ni les étiquettes ni les flèches n’aient assez de collant ou de puissance de tir pour t’atteindre et te blesser. Ne regarde plus en arrière, sur les côtés ou en bas ; regarde droit devant toi et trace ta route sans attendre qui que ce soit. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est être sur ta route en sachant que chacun a sa propre route. Ta nouvelle fréquence amènera sur ton chemin des personnes compatibles avec qui tu es devenu. Trace ta route immuablement et laisse ton sillon ouvrir la voie à d’autres, sans chercher autre chose que d’être sur ta voie, ta route, ta fréquence. Juste être ce que tu es réellement. Lâche toute contorsion, toute résistance face aux étiquettes, aux flèches, aux peurs et au projections des autres, et les tiennes aussi. Laisse monter ta vibration pour qu’elle te mène là où tu dois être et crées ta réalité la pus favorable pour toi, crées ton meilleur scénario pour une existence plus favorable, plus souveraine, plus libératrice ! Tel un pionnier à la recherche de ton or intérieur car c'est cela ta fréquence, car c'est là où tu te trouveras;
Laue Bernardinis



