L'allégorie de la calèche et parallèle avec notre vie courante

Platon nous a donné cette allégorie de la calèche qui en dit long sur notre façon de marcher sur le chemin de la vie. Ainsi, il nous dit que la calèche représente notre corps physique qui circule sur un chemin qui représente la vie.

Sur ce chemin, nous rencontrons des bosses, des trous, des chaos et de chaque côté de ce chemin se trouvent des ornières, des fossés qui nous rappellent des balises à ne pas franchir sous peine d’accidents graves. La calèche est traînée par deux chevaux, l’un noir et l’autre blanc. Ces chevaux représentent nos émotions qui nous mènent dans la vie d’une façon positive ou négative. [Nous savons tous à quel point nous pouvons être menés ou malmenés par nos émotions...]. Cette calèche est conduite par un cocher qui représente notre conscient ou mental. [Tel un chauffeur de taxi, il connaît la carte de la ville ou il se sert du GPS pour diriger le taxi. En aucun cas cependant le chauffeur de taxi ne décide de la destination...]

Cette calèche possède quatre roues : celles de devant prennent la direction donnée aux chevaux par le cocher tandis que les roues arrière portent la charge. Dans la calèche, se trouve un passager invisible, le client du cocher. C’est le guide intérieur, l'inconscient. Si le cocher se met à frapper les chevaux, ceux-ci vont s’emballer, prendre le mors aux dents et causer l’accident.

Si au contraire, le cocher conduit ses chevaux trop mollement, la calèche risque de se retrouver dans les ornières. Si le cocher s’endort, ce sont les chevaux qui vont mener l’attelage et l’un d’eux prendra le dessus. Des pièces de la calèche peuvent tomber en panne tout comme notre corps peut connaitre des temps de maladies. À un moment donné, la calèche peut traverser des tempêtes, des bourrasques, des passages sombres sur ce chemin de la vie. [Toutes ces embûches sont nos traumatismes, nos accidents, nos maladies, nos schémas comportementaux répétitifs, nos attitudes inadéquates, nos doutes, nos avancées à l'aveugle, nos tensions, nos somatisations...]. 

Il faut savoir parfois s’arrêter à certaines intersections, pour trouver le bon, le beau chemin. [Faire une pause pour arrêter le vacarme de la calèche, notre dialogue intérieur, pour faire un point carte et ajuster ou redéfinir la destination auprès du cocher...]. Voilà décrit par cette allégorie de la calèche, le chemin de la vie.

 

Pour Platon, l’âme préexiste au corps, elle séjourne dans la sphère des idées. [L'inconscient, l'instinct, l'intuition, le Soi intérieur, l'enfant intérieur, le "coeur" ou encore le Soi non localisé... quelque soit le nom qu'on lui donne, s'appuyant chacun à sa manière sur une sémantique psychanalytique, spirituelle ou quantique, il n'en demeure pas moins que c'est bien lui qui doit définir, déterminer la destination de notre vie. Que voulons-nous faire de notre vie ? Quel but donnons-nous à notre vie ? au service de quoi ?...

Et bien que chaque composante de la calèche soit indispensable à toutes les autres, quel Être serions-nous sans nos émotions ? comment arriverions-nous à notre destination sans notre corps fort et en bonne santé ? comment saurions-nous s'il faut prendre cette route plutôt qu'une autre sans notre capacité d'analyse intellectuelle ? ...

Corps, émotions, conscient ou mental et inconscient sont indispensables pour avancer sur le chemin de la vie, mais ça n'est certainement pas notre mental ni nos émotions qui doivent choisir la destination, ils ne sont que les supports au service du Non conscient].

La sophrologie propose de vous accompagner afin que vous replaciez à leur juste place, à leur juste fonction et avec le bon dosage et la bonne mesure chacune des composantes de Votre calèche :

Un Inconscient qui s'affirme avec confiance, et qui défini le plan, la destination, 

Un Conscient qui exécute le plan latitude et longitude et qui veille à prendre le chemin le plus approprié, 

Des Émotions qui s'expriment avec justesse et mesure pour agir et non ré-agir, 

Un corps assainit de ses somatisations, capable de percevoir finement le moindre "caillou sur la route" pour signaler au cocher d'ajuster la conduite et maintenir le confort sur le chemin de la vie.